LA PLAGE : CONCERTS OUTRAGEUSEMENT PUBLICS
| 3 septembre 2009 | ||
| 19:00 |
world / hip hop / electro jazz
entrée libre
GLAZART accueille la 33ème édition des Concerts Outrageusement Publics, ou COP pour les initiés. Depuis 7 ans, Néo consacre son antenne aux nouveaux talents musicaux. Il y a 3 ans, l’envie de sortir des ondes pour présenter les artistes sur scène, est apparue logique et naturelle. Les COP de Néo apportent un autre espace de promotion aux groupe qu’elle soutient, et ils font découvrir au public la programmation en live. Les COP s’articulent autour de trois concerts, de DJ sets (PBS et Sylvanie de Lutèce, aux platines) et d’une exposition.

MEÏ TEÏ SHÔ
Plus de dix ans déjà qu’ils forment le noyau dur de Meï Teï Shô. Des kilomètres de concerts que le bassiste Boris Kulenovic et le batteur Germain Samba déforment à l’envie les rythmiques, histoire de poser de nouveaux jalons et de s’inventer un univers en ébullition, à des années-lumière d’une planète musique dûment calibrée. A chaque fois, il s’agit d’outrepasser les frontières, de dépasser les oeillères. Afro-rock balkanique, jazz cosmique, hip-hop ésotérique, funk supersonique, dub stratosphérique, soul tellurique, pop énergétique, leurs sources d’aspiration s’entrechoquent dans leur drôle d’alambic pour faire jaillir des vibrations éclectiques, une bande-son alchimique tendance plus l’infini. Chroniques à l’humour acide et sulfureux billets d’humeur sur une société en faillite, pub japoniaise rétro-futuriste samplée et infos françaises détournées, scansions dérapantes et chansons décapantes, refrain sur du velours et couplet plus coup de poing sur les hics, la plupart des textes traduisent la volonté d’en découdre, encore et toujours. Simplement, auxlongues complaintes du passé, Meï Teï Shô a choisi cette fois la voie de la concision, sans oublier, bien au contraire, le postulat initial tel que suggéré dans leur appellation contrôlée : Meï Teï Shô n’est-il pas un terme japonais censé décrire l’état de transe suite à une surconsommation
de riz !?

FLOX
Flox se révèle sur scène, apprend ce qui l’y fait lui-même vibrer et assume ses propres contradictions. Ainsi, alors que « Take my time » était un véritable melting pot d’influences à l’atmosphère plutôt dark, jusqu’à sa cover, « The Words » (©Underdog Records, 2009) se présente sous des aspects plus lumineux où l’influence du live et les interactions avec le public et les musiciens qui en découlent s’incorporent instinctivement. Trois ans après son premier album, Flox nous revient plus assumé, plus à l’aise, comme allégé, plus accessible par certains aspects, mais toujours aussi exigent et critique. D’ailleurs, il n’a pas de préférence entre les deux albums. Ces derniers correspondent simplement à deux époques différentes dont ils témoignent avec la même sincérité, celle issue d’une démarche de recherche de concordance avec lui-même et de remises en question.

TAMBOUR BATTANT (LIVE)
Les lignes percussives déterminent la sphère musicale de Ben et Nico, batteurs de formation, mais aussi la mélodie et l’improvisation telle que le jazz l’a imaginée. Une culture du bootleg et du remix bousculant la tradition jamaïcaine pour rejoindre la nu-school UK dans la grande Tribu des Singes. Découvertes électro du Printemps de Bourges 2009 nos Tambours préférés sont bien connus des habitués de GLAZART puisqu’ils viennent régulièrement enflammer le dancefloor depuis plusieurs années !
www.myspace.com/tambourbattant

FEFE
Féfé avec un grand F comme Freestyle quoi de plus naturel pour un rappeur ! F comme « fou-fou » car c’est aussi comme ça qu’il est sur scène, explosif ou décontracté, toujours porté par le public. Féfé avec un F comme Feu sacré, celui qui allume le titre « Dans ma rue », une chanson délicieusement funky et acoustique à la fois, un rythme soutenu à la Outkast, une mélodie pop entraînante, la voix lumineuse de Féfé et la rue… Première scène de Féfé, il y a appris les bases, y a fait ses armes, développé l’art des mots, découvert les préceptes du rap, pour mieux la quitter et voguer vers d’autres horizons. Si le rap est devenu le langage de Féfé, la chanson est son nouveau défi. IL le relève avec la trouille au ventre et l’envie chevillée aux cordes! Dans « GOODBYE », sa voix est enveloppante, groove et chaleureuse, on peut même l’entendre sourire, car après tout, ce n’est qu’un au revoir!

DJ : Sylvanie de Lutèce & PBS aux platines
www.myspace.com/sylvanie

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